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Florence Arthaud, l’amoureuse du grand large

En juin dernier, “la petite fiancée de l’Atlantique”, alors marraine du réseau de concessions Ypo Camp, s’ouvrait à Esprit Camping-Car pour évoquer le rapport étroit qu’elle entretient avec l’univers du camping-car.

ECC : Florence, qu’est-ce qui vous a conduit à signer ce partenariat avec le réseau Ypo Camp en 2009 ?

Florence Arthaud : Ils m’ont fait la demande et le courant est très bien passé, nous avons très vite sympathisé. Je ne connaissais pas trop le monde du camping-car mais l’esprit m’a tout de suite  plu. Il faut dire qu’il y a énormément de liens entre les gens qui baroudent en camping-car et ceux qui voyagent en bateaux.

ECC : Vous vous retrouvez dans cet esprit de nomade ?

F.A. : Oui, c’est clair. Ce sont les mêmes valeurs: le goût de l’aventure, des rencontres. Et on éprouve vraiment la même  sensation de liberté, cette sensation de trimballer sa maison sur le dos, de déménager tous les jours.  En plus, on n’a pas de bagages à faire, et ça, c’est génial ! (rires). Je n’ai jamais été vraiment sédentaire. J’ai acheté une maison, car c’est plus simple quand on a une fille.

ECC : D’où vient votre goût du grand large?

F.A. : J’ai toujours été aventurière vous savez, et pas qu’en mer ! Plus jeune, je me baladais déjà tout le temps avec mon sac, rempli de quelques affaires d’hiver ou d’été. Je pense que je tiens ça de mon père et de mon grand-père, qui éditaient des livres de voyages, d’aventures en mer et en montagne. Mon père nous faisait pas mal bourlinguer en 4L ou en bateau, on dormait à la belle étoile… J’ai donc baigné là-dedans depuis toute petite. C’est pourquoi je suis aujourd’hui en perpétuel mouvement, j’ai un vrai besoin de me retrouver dans la nature, au milieu de paysages sauvages. Dès que je peux m’évader un peu, je n’hésite pas une seconde.

Florence Arthaud

« En camping-car, on éprouve vraiment la même  sensation de liberté qu’en bateau, cette sensation de trimballer sa maison sur le dos, de déménager tous les jours. »

ECC : Quel était votre image du camping-car avant de rejoindre Ypo Camp?

F.A. : J’avais cette image des premiers vans aménagés, Volkswagen et autres. Dans les années 70, j’étais une adolescente et à l’époque, on en voyait fleurir partout ! J’avais des amis qui rêvaient de faire le tour du monde en mini-bus, en camion aménagé ou en bateaux donc forcément, ça m’intéressait. Avec ces amis, c’était vraiment l’école «peace and love», nous avions  ce même désir de voir du pays. Maintenant, je pense qu’il y a différentes façons de voyager.  Les périples organisés, en groupe, ça ne me branche pas trop. Je préfère l’idée de partir explorer des coins reculés en solo ou en petit comité.

ECC : Vous avez déjà essayé des camping-cars, dans le cadre de votre marrainage du réseau Ypo camp. Est-ce que vous appréhendez de conduire ce genre de véhicule ?

F.A. :  Je n’appréhende pas du tout car j’ai appris plus jeune à conduire des camions. J’avais fait un voyage dans le Sahara, au Sud de l’Algérie et c’est moi qui ‘pilotais’ le Dodge 6×6, qui est quand même un véhicule militaire.Et si je compare la conduite d’un camping-car avec celle d’un bateau, c’est clairement plus facile. Naviguer, c’est bien plus technique. Alors c’est vrai, on trouve le même esprit d’aventure mais la mer est quand même plus dangereuse selon moi. Tu te retrouves seule face aux éléments. En plus, en camping-car, tu peux prévoir ton itinéraire, tes étapes. C’est beaucoup plus difficile en mer, où il y a énormément d’imprévus.

« Si je devais acheter un camping-car, ce serait un poids lourd qui permet d’embarquer des chevaux »

ECC : Est-ce que vous pensez un jour vous acheter votre propre camping-car ?

F.A. : J’aimerais bien, mais ça dépendra du budget. Pour l’instant, je pense que j’opterai plutôt pour la location. J’adorerais louer un camping-car et me faire la fameuse route 66, à un ou deux équipages ! J’ai aussi toujours rêvé de faire un tour du monde avec un grand camping-car, type poids lourds. Ça m’amuserait beaucoup de pouvoir faire ça avec ce genre de véhicule, car ça permet d’emporter tout ce tu veux : zodiac, planches à voile, mobylette etc.

ECC : Vous avez donc déjà une idée du camping-car que vous prendriez si vous en achetiez un ?

F.A. : En fait, si je devais en acheter un, ce serait un camping-car  qui permet d’embarquer des chevaux. Vous savez, ces énormes véhicules avec un espace capable de recevoir deux ou quatre chevaux et un espace appartement. J’aime beaucoup l’équitation même si aujourd’hui, je ne fais plus que des balades en amateur. Mais j’ai bien transmis le virus à ma fille, qui pratique le saut d’obstacles en compétition. J’adorerais pouvoir l’accompagner, en transportant nos deux chevaux.

« J’adorerais louer un camping-car et me  faire la fameuse route 66, à un ou deux équipages ! »

ECC : Quelles sont les destinations qui vous font rêver?

F.A. : Les Etats-Unis, ça doit être génial en camping-car! En plus, là-bas, ils ont des grandes routes, bien larges, des coins où l’on peut faire des petits bivouacs sauvages, des décors grandioses et très variés. C’est un pays adapté pour ce genre de voyages. Ils sont aussi très bien organisés il paraît car il y a pas mal d’aires de services pour les camping-cars. L’Europe et la France sont aussi des destinations magiques : on a énormément de coins sympas, qu’ils me plairaient de voir.

ECC: Il est donc possible que l’on vous croise prochainement sur les routes?

F.A. : (Rires). On verra… En ce moment, je m’occupe surtout de ma fondation pour l’accès à l’eau, donc les projets dont je vous parle, ce n’est pas pour tout de suite.

Florence Arthaud

ECC: Parlez-nous un peu de cette fondation…

F.A. :C’est une fondation, qui porte mon nom, que j’ai créé l’an dernier. Elle s’adresse à des personnes qui sont dans la difficulté, des jeunes en réinsertion ou autres. On leur apporte du rêve, de la liberté et un peu d’aventures. Cette fondation a un vrai rôle éducatif  car la mer te donne vraiment le goût des défis, du dépassement de soi. Et puis, elle sensibilise aussi beaucoup sur l’environnement. Quand tu navigues, tu te laves avec un verre d’eau et tu apprends à vivre avec des ressources limitées. C’est très important selon moi de transmettre cette notion de respect de la nature.

ECC: La mer reste donc l’endroit où vous vous sentez le mieux?

F.A. : Oui, clairement ! C’est mon élément. . En plus, il n’y a pas de PV, pas de feux rouges, pas de stop. (Rires). Bon, il y a quand même des priorités à droite, à tribord. Je passe encore beaucoup de temps en mer. Et même si je ne participe plus aux grandes courses, je fais des petites balades près de chez moi, à Marseille. J’adore la Méditerranée car on y navigue très facilement. Bon après, rien ne dit que je ne me ferai pas d’autres périples ailleurs. Mais je ne veux plus courir après les sponsors…

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